© Les Ardoisières Daniel Méha 8 | Daniel Méha
Les témoignages d'une industrie disparue

Les Ardoisières

Disséminées dans Les Grées

Les premiers documents retrouvés concernant cette activité sont des Chartres en 1542 réservant aux seigneurs de Rochefort le droit exclusif d’exploiter les ardoisières sur la Grée de Guenfol. Malgré l’appellation des « Ardoisières de Rochefort en Terre », la Petite Cité de Caractère n’en compte aucune sur son territoire.

Son

Histoire

Une production intensive

Se situant sur Pluherlin et Malansac,  on peut citer d’ouest en est, en Pluherlin : La Grée Poutée, Le Pont de l’Eglise, La Vallée, La Croix aux Chênes, Quénelet, Le Pont aux Roux, Le Moulin à Tan. De l’autre côté de la vallée du Gueuzon, commencent les exploitations de Malansac : La Ville au Blanc, Le Bois Julien, Guenfol -Union Renaissance-, La Croix Neuf, La Combe aux Biches, Chez Benoît, Bodelio, Le Vaubily.

Les livres de comptes chiffrent la production de la carrière de Guenfol à 5,7 millions d’ardoises en 1861, 18 à 20 millions en 1875-1878. Dans les années 1903, la production n’atteignait plus que 12 millions d’ardoises. Les sites fermeront en 1911, alors que d’autres avaient déjà été fermés depuis 1891 et 1902. En 1946, un essai de la reprise de la carrière “bleue” à Guenfol abandonnée en 1888 et de dénoyage de “Renaissance” se concluait par un échec. En 1970, 4 ouvriers reprenaient l’exploitation des carrières de la Croix aux Chênes et du pont de l’Église, là encore sans succès.

Un guide de voyage édité en 1869

Il indique que les ardoisières de Rochefort faisaient travailler près de 500 ouvriers. “La marchandise est écoulée par la voie ferrée de Malansac, Redon et Ploërmel et par le Canal de Nantes à Brest, à partir du Guélin en Saint Martin sur Oust et du “port d’Oust” en Saint Congard. Les ardoises partaient même par mer, les bateaux remontant alors la Vilaine jusqu’à la mer. Pour ces expéditions, elles étaient directement transbordées du wagon au bateau à quai.”

Des conditions de travail difficiles pour un salaire dérisoire

Le travail dans les Ardoisières est un travail éprouvant où parfois les ouvriers y laissent la vie. Plusieurs accidents ont endeuillé ou marqué les familiers des ouvriers. Les salaires étaient malgré cela tout à fait dérisoire au rapport des risques pris.

Vers 1900, les salaires journaliers des ouvriers étaient de

27 sous pour les tâcherons chargés de déblayer les déchets
32 sous pour pomper l’eau
32 à 34 sous pour les hommes de fond
20 sous pour un fendeur ordinaire, mais la plupart d’entre eux travaillaient à la pièce et réussissaient à se faire des journées de 2.00, 2.50 ou 3 francs et même exceptionnellement, jusqu’à 5 francs.
Au hasard des chemins, il est possible de découvrir certaines ardoisières encore au jour, il est cependant déconseillé de s’y aventurer. En effet, elles restent encore aujourd’hui des sites qu’il vous faut admirer de loin avec la plus grande prudence.

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